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Bitcoin entre innovation technologique, actif risqué et réserve de valeur
Selon Cointribune, une enquête de Bitwise menée auprès de 15 grandes institutions montre que Bitcoin reste classé de manière ambivalente dans les portefeuilles professionnels. Plusieurs investisseurs le rangent encore dans des poches consacrées à la technologie, à l’innovation ou au capital-risque, alors même qu’ils le présentent parfois comme une réserve de valeur comparable à l’or.
Toutes les institutions interrogées qui détiennent des cryptomonnaies possèdent du Bitcoin. Pour presque toutes, le BTC constitue la première position crypto ouverte, la plus importante et celle conservée depuis le plus longtemps. Ethereum et Solana apparaissent ensuite, avec des montants généralement plus faibles et des horizons plus courts.
Les allocations crypto observées vont d’environ 0,5 % à 13 % des actifs investissables, la majorité se situant entre 1 % et 2 %. Les family offices se montrent généralement plus généreux, tandis que les fonds souverains restent plus prudents en raison du nombre plus élevé de niveaux d’approbation nécessaires.
Les ETF ont facilité l’accès des institutions au marché. Presque toutes les organisations interrogées les utilisent déjà ou prévoient de le faire, notamment en raison de coûts opérationnels plus faibles et d’une intégration plus familière pour leurs équipes. Début septembre, les ETF Bitcoin avaient attiré environ 3,8 milliards de dollars en trois semaines.
L’enquête souligne aussi la résistance des investisseurs institutionnels lors de la baisse du marché. Entre le quatrième trimestre 2025 et le deuxième trimestre 2026, le marché crypto a perdu environ 50 %, mais aucune des 15 institutions interrogées n’a réduit son allocation. Plusieurs ont même acheté davantage.
« Croissance et disruption »
Cette expression, rapportée par Cointribune, illustre la manière dont certaines institutions justifient leur exposition. Une fondation associe ainsi la crypto à un pari sur la croissance et la disruption, tandis qu’un fonds de pension l’intègre à une poche d’innovation comprenant notamment l’IA, les sciences de la vie et l’espace.
Résumé : Bitcoin est détenu par toutes les institutions exposées aux cryptomonnaies dans l’enquête de Bitwise, mais son classement oscille encore entre réserve de valeur et investissement technologique. Les allocations restent principalement concentrées entre 1 % et 2 % des actifs investissables.
Les taux américains pénalisent Bitcoin, tandis que la dette renforce son récit monétaire
Le Journal du Coin décrit un paradoxe lié à Bitcoin : la hausse des rendements obligataires américains exerce une pression immédiate sur le BTC, tout en alimentant à plus long terme l’argument selon lequel il pourrait constituer une alternative à une monnaie dont l’offre augmente avec les besoins de financement des États.
Lorsque le rendement des obligations américaines à dix ans dépasse 5 %, les investisseurs peuvent obtenir une rémunération élevée sur un actif considéré comme peu risqué. Les actions technologiques, l’or et Bitcoin doivent alors offrir une perspective de gain supérieure pour conserver leur place dans les portefeuilles.
Bitcoin ne produisant aucun revenu régulier, sa valorisation dépend principalement de la demande et de la quantité de capitaux disponibles. Lorsque le coût du financement augmente, les investisseurs réduisent en priorité leurs positions les plus volatiles. Les ventes peuvent ensuite déclencher des liquidations sur les contrats à effet de levier, ce qui amplifie le mouvement initial.
La pression est également internationale. Le rendement de l’obligation japonaise à dix ans a dépassé 3 %, un niveau inédit depuis 1996. Les assureurs et les fonds de pension japonais disposent ainsi d’une raison supplémentaire de conserver leurs capitaux sur leur marché domestique plutôt que d’acheter des obligations américaines ou d’autres actifs étrangers.
À plus long terme, le Journal du Coin met en avant le poids des finances publiques américaines. La dette fédérale américaine dépasse désormais 40 000 milliards de dollars, tandis que son coût annuel d’entretien a franchi 1 000 milliards. Selon les données du Trésor américain citées par l’article, les intérêts représentent environ 19 % des dépenses fédérales sur l’exercice 2026.
Bitcoin conserve, de son côté, une offre maximale fixée à 21 millions d’unités. Cette limite est indépendante des déficits, des élections et du coût de refinancement d’un État. Le stress obligataire peut donc retirer des capitaux au BTC à court terme, tout en renforçant progressivement le récit d’un actif rare et indépendant des politiques budgétaires.
Résumé : La hausse des taux rend Bitcoin moins attractif face aux obligations, mais l’augmentation de la dette américaine renforce simultanément la thèse monétaire fondée sur son offre maximale de 21 millions d’unités.
Le cofondateur de Zcash défend la confidentialité sur Bitcoin
Yahoo Finance France rapporte qu’Eli Ben-Sasson, cofondateur de Zcash et de StarkWare, soutient Shielded Bitcoin, une proposition visant à ajouter des transferts privés à la couche de base de Bitcoin. Son objectif initial, selon l’article, était déjà d’apporter cette confidentialité à Bitcoin.
La proposition a été publiée le 24 septembre par la société de recherche Alloc Init. Ses auteurs sont Misha Komarov, Aleksei Moskvin et Clara Shikhelma. D’après le whitepaper, le dispositif combine des notes chiffrées, des nullifieurs publics et des preuves à divulgation nulle de connaissance.
Les nullifieurs doivent empêcher qu’une même pièce cachée soit dépensée deux fois. La solution ne nécessiterait ni soft fork, ni BitVM, ni changement de consensus, et repose sur Bitcoin PIPEs, un outil fondé sur le chiffrement par témoin.
Les données du protocole résident directement sur Bitcoin, selon les membres de l’équipe cités par Yahoo Finance France. L’objectif est de répondre à la visibilité des paiements standards en Bitcoin sur la chaîne, laquelle peut révéler des informations sensibles à des tiers extérieurs.
Eli Ben-Sasson reconnaît ne pas encore avoir lu le document, mais il salue son orientation et espère voir la confidentialité et l’évolutivité permises par les preuves à divulgation nulle de connaissance atteindre la couche de base de Bitcoin.
L’article revient également sur ses prévisions concernant Zcash. Le 9 septembre, Ben-Sasson avait prédit que ZEC dépasserait 1 200 $ d’ici au 25 septembre. Cette prévision s’est réalisée : le ZEC s’échangeait à 1 545,89 $, en hausse de 1,44 % sur 24 heures et de près de 291 % sur 90 jours.
Il maintient par ailleurs un objectif de 5 000 $ pour la fin de l’année, ce qui nécessiterait encore une hausse d’environ 223 %. Yahoo Finance France précise que cette projection est présentée comme un pari personnel et non comme un conseil en investissement.
Parmi les éléments cités comme catalyseurs figurent les fonds spot Zcash, qui ont attiré 98,2 millions de dollars en une semaine jusqu’au 18 septembre, ainsi que l’ajout par Ledger de la gestion des soldes privés Zcash dans son application desktop. Une position vendeuse sur ZEC s’est également clôturée avec une perte de 10,68 millions de dollars.
Résumé : Shielded Bitcoin entend intégrer des transferts privés à la couche de base de Bitcoin sans soft fork, BitVM ni changement de consensus. Eli Ben-Sasson maintient en parallèle son objectif personnel de 5 000 $ pour ZEC à la fin de l’année.
Les zero-knowledge proofs au service d’un KYC moins intrusif
bitcoin.fr rapporte qu’Hester M. Peirce, commissaire de la Securities and Exchange Commission et responsable de sa Crypto Task Force, a consacré un discours prononcé le 23 septembre 2026 à l’avenir de la surveillance financière et à la protection des données personnelles.
Hester M. Peirce remet en question l’accumulation croissante d’informations personnelles dans les dispositifs de connaissance du client et de lutte contre le blanchiment. Selon elle, les autorités et les établissements financiers rassemblent de grandes quantités de données afin d’y repérer certaines activités suspectes, sans que cette accumulation garantisse une surveillance plus efficace.
Chaque donnée collectée constitue aussi une information susceptible d’être volée, divulguée ou utilisée à mauvais escient. La responsable propose donc d’explorer davantage les technologies cryptographiques permettant de vérifier une information sans révéler les données qui la sous-tendent.
Les preuves à divulgation nulle de connaissance pourraient notamment permettre de démontrer qu’une personne est majeure, possède la nationalité requise, est un investisseur accrédité ou ne figure pas sur une liste de sanctions, sans communiquer son identité ni l’ensemble de ses informations personnelles.
Cette approche ferait évoluer le modèle actuel : au lieu de collecter et de conserver de nombreuses données, les intermédiaires pourraient se concentrer sur la preuve d’attributs précis. Hester M. Peirce suggère aussi d’éviter la répétition des contrôles KYC lorsqu’une identité a déjà été vérifiée par un tiers de confiance.
bitcoin.fr estime que cette réflexion peut intéresser les régulateurs européens et les autorités françaises. Le site relie cette question aux risques associés à l’accumulation de données permettant d’identifier des détenteurs de cryptomonnaies ou leur patrimoine.
« Vérifier une information sans révéler les données qui la sous-tendent »
Cette orientation résume l’usage envisagé des zero-knowledge proofs dans les procédures réglementaires. Les régulateurs pourraient vérifier qu’une personne satisfait à une exigence sans obtenir son identité complète ni l’ensemble de ses données personnelles.
Résumé : Hester M. Peirce propose de privilégier la preuve d’attributs précis plutôt que la conservation massive de données. Les zero-knowledge proofs pourraient ainsi réduire les informations personnelles détenues par les intermédiaires financiers.
Bitget suspend les retraits après le vol de 351,6 millions de dollars
BFMTV indique que Bitget a détecté, le jeudi 24 septembre dans la soirée, des transferts non autorisés sur ses portefeuilles cryptos chauds. Selon la plateforme, environ 351,6 millions de dollars de cryptomonnaies ont été volés.
Pour protéger les fonds des autres utilisateurs et permettre l’enquête, Bitget a interrompu les procédures de retrait. La plateforme affirme toutefois que ses portefeuilles froids et la grande majorité de ses actifs restent sécurisés et n’ont pas été affectés.
Les portefeuilles chauds sont connectés au réseau et permettent d’effectuer des transactions, tandis qu’un portefeuille froid conserve la clé privée hors du réseau lorsqu’il n’est pas utilisé. Cette distinction est au cœur de la communication de Bitget sur l’incident.
Pour indemniser les victimes, la bourse prévoit de mobiliser son fonds de protection des utilisateurs. Celui-ci détiendrait 5.500 bitcoins, pour une valeur annoncée de 464 millions de dollars au cours du Bitcoin.
L’annonce a provoqué la colère de nombreux utilisateurs, notamment en raison de l’impossibilité temporaire d’accéder aux retraits. Un utilisateur français cité par BFMTV a résumé la situation par la formule : « Tes fonds sont en sécurité, mais tu ne peux pas y toucher ».
BFMTV présente l’incident comme le plus important piratage de l’histoire des cryptomonnaies en 2026. Il intervient après le piratage de Liquid, évalué à 319 millions de dollars au début de septembre, et celui de KelpDAO, évalué à 292 millions de dollars en avril.
Fondée en 2018, Bitget sert aujourd’hui plus de 120 millions d’utilisateurs. En 2023, la société avait été placée sur la liste noire de l’Autorité des marchés financiers pour avoir opéré en France sans enregistrement. L’AMF l’a retirée de cette liste en juillet 2026.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Montant des cryptomonnaies volées | 351,6 millions de dollars |
| Fonds de protection annoncé | 5.500 bitcoins |
| Valeur annoncée du fonds | 464 millions de dollars |
| Piratage de Liquid | 319 millions de dollars |
| Piratage de KelpDAO | 292 millions de dollars |
| Utilisateurs servis par Bitget | plus de 120 millions |
Résumé : Bitget a suspendu les retraits après le vol annoncé de 351,6 millions de dollars sur ses portefeuilles chauds. La plateforme affirme que la majorité de ses actifs reste sécurisée et met en avant un fonds de protection de 5.500 bitcoins.
Une escroquerie présumée autour d’une fausse plateforme de trading IA
Les Echos relatent le témoignage de Jean-Yves P., âgé de 83 ans, qui affirme avoir été victime d’une fausse plateforme de trading IA algorithmique. L’homme explique avoir ouvert un compte auprès de Looply en octobre 2025, pour négocier la paire dollar australien-dollar américain.
Après un dépôt initial de 250 euros, il a effectué un virement de 5 000 euros afin de commencer son activité. Dès décembre 2025, les problèmes auraient commencé : absence de contact avec la plateforme, fermeture brutale du compte, puis disparition de Looply, qui semble avoir été liquidée.
Le témoignage met en évidence plusieurs mécanismes décrits comme caractéristiques des arnaques aux cryptomonnaies et au trading : promesses attrayantes, pression psychologique et demandes de virements. La victime explique avoir rapidement commencé à douter du caractère légitime de la plateforme.
L’article est présenté comme un témoignage de Léo Monégier, pour Mieux Vivre Votre Argent. Le contenu complet est réservé aux abonnés, mais les éléments accessibles décrivent une personne ayant peu d’espoir de récupérer les sommes versées.
Résumé : Un homme de 83 ans affirme avoir perdu un dépôt initial de 250 euros et un virement de 5 000 euros après la disparition présumée d’une plateforme de trading IA appelée Looply.
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