Bitcoin zwischen Quantenrisiko, institutioneller Nachfrage und strengem MiCA-Regelwerk

Autor: Rédaction Crypto Revue

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Kategorie: Nouvelles

Zusammenfassung: La menace quantique reste lointaine, mais Bitcoin prépare sa défense, tandis que Citi relève ses objectifs et que les dépôts d’actifs numériques bondissent de plus de 160 % sur un an.

Bitcoin face à la menace quantique : trois chantiers se précisent

Le Journal du Coin rapporte que la menace d’un ordinateur quantique capable de compromettre les clés Bitcoin reste hypothétique, mais que plusieurs travaux avancent déjà. L’algorithme de Shor pourrait, à terme, permettre de remonter d’une clé publique à une clé privée et de forger une signature, alors qu’aucune machine suffisamment puissante pour déclencher ce scénario n’existe aujourd’hui.

Les estimations techniques ont toutefois évolué. Selon Craig Gidney, chercheur chez Google Quantum AI, moins d’un million de qubits bruités pourraient casser une clé RSA-2048 en moins d’une semaine, contre vingt millions dans son estimation de 2019. Le processeur Willow, présenté par Google fin 2024, compte 105 qubits, tandis que le seuil estimé pour la courbe elliptique de Bitcoin était de 813 qubits logiques fin août, contre 2 330 en 2017.

Le risque concerne en priorité les bitcoins stockés sur des adresses dont la clé publique a déjà été exposée. Une étude de Deloitte chiffrait cette part à plus de 4 millions de BTC, soit environ 25 % de l’offre, et le million attribué à Satoshi Nakamoto en ferait partie. Le prospectus de l’ETF iShares Bitcoin Trust de BlackRock mentionne également le risque quantique.

Le premier chantier concerne les transactions dites quantum-safe. StarkWare a permis de miner la première transaction Bitcoin de ce type sur le mainnet le mois dernier, avant d’ouvrir avec Eigen Labs une compétition visant à réduire son coût. Le devis estimé est passé d’environ 320 à 67 dollars en sept jours, mais ces transactions non standard nécessitent le concours d’un mineur coopératif et ne protègent que les bitcoins dont la clé publique n’a jamais été exposée.

Le deuxième chantier passe par le protocole Bitcoin. Le BIP-360, également appelé P2MR, propose un nouveau type de sortie inspiré de Taproot, mais supprimant la dépense par clé publique. Le BIP-361 prévoit pour sa part une extinction progressive des signatures héritées, ce qui pourrait conduire au gel des fonds qui n’auraient pas été migrés.

Le coût en espace de bloc constitue un obstacle supplémentaire. Une signature Schnorr occupe 64 octets, tandis que ML-DSA en réclame près de 2,5 kilo-octets et SLH-DSA dépasse les 7 kilo-octets. La gouvernance du réseau pourrait également ralentir le calendrier : Gregory Maxwell avait proposé Taproot en janvier 2018, et son activation n’était intervenue qu’en novembre 2021.

Le troisième chantier se situe chez les conservateurs institutionnels. Yehuda Lindell, responsable de la cryptographie chez Coinbase, a détaillé une stratégie de conservation post-quantique pour une plateforme qui garde environ 250 milliards de dollars d’actifs institutionnels. Coinbase veut pouvoir s’adapter au futur schéma de signature adopté par Bitcoin et envisage une solution matérielle de secours si celui-ci ne permet pas le découpage de clé utilisé par le calcul multipartite.

Infobox — À retenir : le coût estimé d’une transaction quantum-safe est passé de 320 à 67 dollars en sept jours. Les BIP-360 et BIP-361 préparent une évolution du protocole, tandis que Coinbase travaille déjà sur une solution de conservation institutionnelle adaptable.

Citi relève son objectif pour Bitcoin à 113 000 dollars

Selon BeInCrypto, Citigroup a relevé son objectif de cours à douze mois pour Bitcoin à 113 000 dollars, contre 82 000 dollars auparavant. La banque a également augmenté sa prévision pour Ethereum à 3 028 dollars, mais cette cible offre une marge plus limitée par rapport au prix indiqué dans l’article.

Citi justifie cette révision par l’amélioration de trois éléments suivis par la banque : l’activité, la macroéconomie et les flux des ETF. Alex Saunders, analyste de Citi, estime que les craintes de dévalorisation et les évolutions réglementaires de la SEC ont aidé le marché des cryptomonnaies à reconquérir des niveaux techniques.

La banque anticipe désormais 5 milliards de dollars d’afflux dans les ETF Bitcoin sur douze mois. Cette hypothèse tranche avec la note du 30 juin, dans laquelle Citi avait ramené son estimation à zéro, contre 10 milliards de dollars auparavant, et avait abaissé sa cible Bitcoin à 82 000 dollars au lieu de 112 000 dollars.

La même note de juin avait réduit l’objectif Ethereum à 2 240 dollars contre 3 175 dollars. À cette période, le BTC s’échangeait autour de 59 000 dollars et l’ETH près de 1 600 dollars.

Les indicateurs de marché ont depuis évolué. Bitcoin a enregistré un Golden Cross le 8 septembre, lorsque sa moyenne mobile sur 50 jours a franchi à la hausse celle sur 200 jours. Selon les données de Coinglass citées par BeInCrypto, Bitcoin et Ethereum ont gagné respectivement 42,7 % et 70,8 % au troisième trimestre, tandis que leurs pertes depuis le début de l’année se sont réduites à environ 3 % et 8,4 %.

Le BTC s’échangeait à 84 591 dollars au moment de la rédaction, en hausse de 1,18 % sur 24 heures. L’ETH valait 2 699,46 dollars, en hausse de 0,34 % sur la journée. BeInCrypto précise que l’objectif Ethereum de 3 028 dollars ne représente qu’une marge haussière d’environ 12 %.

Les flux restent toutefois irréguliers. Les ETF Bitcoin au comptant américains ont enregistré une sortie de 148,69 millions de dollars le 30 septembre, tandis que les ETF Ethereum ont mis fin à une série de 7 jours d’entrées le 29 septembre. La demande apparente au comptant aurait par ailleurs diminué de 170 000 BTC en un mois.

Infobox — À retenir : Citi vise désormais 113 000 dollars pour Bitcoin et 3 028 dollars pour Ethereum sur douze mois. La banque table sur 5 milliards de dollars d’afflux dans les ETF Bitcoin, malgré une sortie de 148,69 millions de dollars enregistrée le 30 septembre.

Les dépôts de cryptomonnaies progressent de plus de 160 % sur un an

BFM rapporte que les dépôts de cryptomonnaies sur les plateformes d’échange ont progressé de plus de 160 % sur un an à la fin du mois de septembre. CryptoQuant a comptabilisé 76 000 transactions de dépôt et 51 000 déposants cumulés sur 7 jours.

Cette activité n’avait pas été observée depuis le 17 octobre 2025, quelques jours après le sommet du bitcoin à 126.000 dollars atteint le 5 octobre 2025. Les plateformes d’échange conservent les cryptomonnaies pour le compte de leurs clients, contrairement aux portefeuilles froids comme Ledger ou Trezor, dont la gestion est autonome.

BFM souligne également la progression des altcoins, c’est-à-dire des cryptomonnaies autres que Bitcoin. Certains ont enregistré de meilleures performances que le bitcoin au cours des derniers mois, soutenus notamment par le lancement de projets et l’amélioration de certaines blockchains.

Bitcoin reste toutefois l’actif dominant en capitalisation. BFM indique que sa capitalisation s’élevait à 1,6700 milliard de dollars sur une capitalisation totale de 2,979 milliards de dollars.

Le 1er octobre à 10h45, le bitcoin s’échangeait au-dessus de 83.400 dollars sur CoinMarketCap. La semaine précédente, il avait dépassé 85.000 dollars, son niveau le plus élevé depuis janvier, entraînant également les autres cryptomonnaies à la hausse.

Infobox — À retenir : CryptoQuant a recensé 76 000 transactions de dépôt et 51 000 déposants cumulés sur 7 jours. La hausse de plus de 160 % sur un an marque un niveau d’activité inédit depuis le 17 octobre 2025.

Au Salvador, Sivar mise sur les stablecoins indexés sur le dollar

Investir rapporte que le gouvernement du Salvador prépare Sivar, un système de paiement destiné aux Salvadoriens du pays et de l’étranger. La plateforme doit permettre de transférer des stablecoins indexés sur le dollar afin de faciliter les envois d’argent depuis l’étranger.

Sivar est développé par l’entreprise californienne Modveon, soutenue par Coinbase. La technologie doit s’appuyer sur la blockchain Base, qui appartient à l’écosystème de Coinbase, également présent du côté des financeurs de Modveon.

Cette orientation intervient cinq ans après l’adoption du Bitcoin comme monnaie légale au Salvador. Investir y voit un désaveu pour Bitcoin, qui n’aurait pas réussi à convaincre la population malgré les efforts du gouvernement et la prime destinée à encourager l’utilisation du portefeuille Chivo.

En 2024, 94 % des habitants déclaraient ne jamais avoir utilisé de bitcoins. L’adoption du Bitcoin devait notamment permettre au pays de s’émanciper du dollar, devenu sa monnaie en 2001.

Infobox — À retenir : Sivar doit utiliser des stablecoins indexés sur le dollar et la blockchain Base. En 2024, 94 % des habitants du Salvador déclaraient ne jamais avoir utilisé de bitcoins.

Le retour des achats institutionnels soutient le « trade de dépréciation » du Bitcoin

Yahoo Finance France rapporte que les investisseurs institutionnels considèrent de plus en plus Bitcoin comme un actif dur aux côtés de l’or. Ryan Rasmussen, responsable de la recherche chez Bitwise, explique que des fonds souverains étudient différentes voies d’exposition, notamment les ETF Bitcoin au comptant, la conservation directe, le minage et les stratégies d’options.

Selon les recherches de Bitwise, un fonds souverain vendrait de l’or et d’autres réserves de devises étrangères pour financer des achats de Bitcoin. Ryan Rasmussen estime que même des allocations de 2 à 3 % pourraient représenter des achats importants, compte tenu des montants contrôlés par ces fonds.

Bitwise a interrogé 15 grandes institutions, parmi lesquelles des caisses de retraite, des dotations, des fondations et des fonds souverains. Aucune n’aurait vendu de cryptomonnaies lorsque Bitcoin est passé d’environ 125 000 dollars à 60 000 dollars en juin 2026, et plusieurs auraient profité de la baisse pour acheter davantage.

Les recommandations d’allocation des principales plateformes de gestion de patrimoine seraient également passées d’environ 1 % il y a plusieurs années à environ 2 à 8 % aujourd’hui. Pour Ryan Rasmussen, Bitcoin et l’or sont de plus en plus considérés comme des protections complémentaires contre la dépréciation des monnaies.

Le responsable de la recherche de Bitwise situe le creux du dernier marché baissier près de 60 000 dollars. Il estime que la réaction moins forte du marché aux nouvelles négatives montre que la pression vendeuse s’est épuisée.

Les ETF Bitcoin et les sociétés de trésorerie d’actifs numériques auraient aussi modifié la dynamique du marché en apportant une demande systématique à long terme. Yahoo Finance France cite des flux nets entrants de 2,5 milliards de dollars dans l’ETF BTC au comptant au cours de la semaine précédente.

« Le commerce général de la dépréciation des monnaies ne fait que commencer », estime Ryan Rasmussen, selon Yahoo Finance France.

Infobox — À retenir : Bitwise a interrogé 15 institutions et indique qu’aucune n’a vendu de cryptomonnaies pendant la baisse d’environ 125 000 dollars à 60 000 dollars en juin 2026. Les recommandations d’allocation citées sont passées d’environ 1 % à environ 2 à 8 %.

MiCA : les plateformes sans autorisation européenne ne peuvent plus servir les clients français

Selectra explique que la période transitoire du règlement européen MiCA s’est achevée le 1er juillet 2026. Depuis juillet 2026, une plateforme crypto doit disposer d’une autorisation MiCA pour servir légalement un client en France.

L’article 59 de MiCA réserve ces services aux prestataires de services sur crypto-actifs agréés, appelés PSCA, ainsi qu’à certains établissements financiers ayant notifié leur activité crypto. L’ancien statut français de PSAN, créé par la loi Pacte, ne suffit plus.

Le 2 juillet 2026, l’AMF a radié d’office les PSAN non autorisés, dont Binance France SAS, pour « caducité automatique ». Au 6 juillet, l’AMF comptait 31 acteurs autorisés en France et 283 dans l’Union européenne.

Selectra rappelle que l’article L. 54-10-4 du Code monétaire et financier interdit l’exercice sans autorisation. L’article L. 572-23 prévoit une peine de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende, qui vise la plateforme ou ses dirigeants, et non le client détenant des cryptomonnaies.

Une plateforme agréée dans un autre pays de l’Union européenne peut continuer à servir des clients français grâce au passeport européen. La liste blanche de l’AMF téléchargée le 25 septembre 2026 recensait 36 entités établies en France, portant 30 agréments et 9 notifications, ainsi que 157 prestataires passeportés.

Parmi les entités citées figurent Coinbase Luxembourg S.A., Payward Europe Solutions Limited pour Kraken et Foris DAX MT Limited pour Crypto.com. Bitpanda, Bitstamp, eToro, Revolut et Trade Republic apparaissent également dans la liste.

Selectra insiste sur la nécessité de vérifier la raison sociale exacte de l’entreprise. Les protections de MiCA s’appliquent uniquement à l’entité légale autorisée dans l’Union européenne, et non à une filiale sœur établie hors de l’Union.

Si une plateforme n’est pas autorisée, les cryptomonnaies ne disparaissent pas pour autant. Selon l’AMF, le client peut les transférer vers un prestataire autorisé, vers un portefeuille personnel ou les vendre contre des euros.

Le transfert vers un portefeuille personnel implique que le détenteur devienne seul responsable de sa clé privée. Selectra rappelle également qu’une plateforme ayant simplement déposé une demande d’autorisation n’est pas encore autorisée.

Enfin, l’autorisation MiCA ne garantit pas la valeur des avoirs. Le bitcoin n’est pas couvert par la garantie du Fonds de garantie des dépôts, même lorsqu’il est détenu sur une plateforme autorisée.

Infobox — À retenir : la période transitoire MiCA s’est terminée le 1er juillet 2026. Au 6 juillet, l’AMF comptait 31 acteurs autorisés en France et 283 dans l’Union européenne ; la liste du 25 septembre recensait 157 prestataires passeportés.