Bitcoin sous pression : liquidité chinoise, failles techniques et incertitude réglementaire

Autor: Rédaction Crypto Revue

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Kategorie: Nouvelles

Zusammenfassung: La Bitcoin Red Team a identifié près de 8 000 signalements potentiels dans l’écosystème Bitcoin, dont 1 280 jugés critiques ou élevés, soulignant les risques des logiciels tiers.

Bitcoin sous pression : liquidité chinoise, attente réglementaire et risques techniques

Robert Kiyosaki associe Bitcoin, intelligence artificielle et philosophie de Buckminster Fuller

Selon Yahoo Finance France, Robert Kiyosaki relie son parcours personnel aux idées de R. Buckminster Fuller ainsi qu’aux transformations attendues de Bitcoin et de l’intelligence artificielle. L’auteur de Père riche, Père pauvre explique avoir étudié pendant trois étés auprès de Fuller, architecte, théoricien des systèmes et inventeur notamment connu pour le dôme géodésique.

Cette rencontre aurait marqué un tournant dans sa vie. Après plusieurs années dans le merchandising rock, une activité rentable mais qu’il jugeait dépourvue de sens au-delà du chiffre d’affaires, Kiyosaki affirme avoir adopté une vision fondée sur le service aux autres et l’éducation financière.

Fuller défendait l’idée que personne ne s’appartient véritablement, mais appartient à l’univers, et que la raison d’être se trouve dans une vie consacrée au bénéfice d’autrui. Kiyosaki estime que cette conception a influencé les décennies durant lesquelles il a enseigné la liberté financière à des millions de personnes.

L’article précise toutefois que le rapprochement entre les prédictions de Fuller et Bitcoin ou l’intelligence artificielle relève de l’interprétation de Kiyosaki. Fuller est décédé en 1983, des décennies avant l’existence de Bitcoin, et aucune prophétie documentée ne permet d’affirmer qu’il avait précisément anticipé ces technologies.

Dans le contexte de marché décrit par la publication, Bitcoin s’échange autour de 62 773 dollars, soit environ 50 % sous son record supérieur à 126 000 dollars, atteint en octobre 2025, selon des données de BeInCrypto. Kiyosaki conserve néanmoins une position favorable à l’actif, qu’il considère comme une protection contre l’impression monétaire et la dette des États-Unis, et déclare détenir des positions depuis 2012.

Ses projections restent particulièrement élevées : il a prédit que le prix de Bitcoin pourrait atteindre 750 000 dollars après ce qu’il appelle un « reset » financier. L’article souligne que cette projection doit être considérée comme une hypothèse, et non comme une relation démontrée entre l’évolution de la dette, les dépenses consacrées à l’intelligence artificielle et le prix de Bitcoin.

Kiyosaki présente également l’intelligence artificielle comme un facteur majeur de transformation économique. Les investissements dans les infrastructures pourraient créer d’importantes richesses tout en menaçant de nombreux emplois de routine ; selon son analyse, penser comme un employé expose au remplacement par l’IA, tandis que penser comme un entrepreneur permettrait d’en tirer parti.

« Une consultation de ce type dure généralement deux à trois mois, elle est suivie d'une réécriture »

Résumé : Robert Kiyosaki associe Bitcoin et l’intelligence artificielle à une transformation technologique et sociale inspirée par R. Buckminster Fuller, tout en reconnaissant que le lien avec les anciennes prédictions repose sur une interprétation personnelle.

Bitcoin Red Team : près de 8 000 signalements potentiels en deux semaines

Bitcoin.fr rapporte le bilan publié par le développeur Calle, connu notamment pour le protocole d’ecash Cashu et la version Android de Bitchat. La Bitcoin Red Team, codirigée avec Rob Hamilton, CEO d’AnchorWatch, a été constituée au début du mois d’août 2026 après une faille de génération aléatoire affectant le hardware wallet Coldcard, laquelle aurait coûté plus de 100 millions de dollars à ses utilisateurs.

Depuis sa création, une quinzaine de chercheurs examinent des centaines de projets open source liés à Bitcoin. Le périmètre comprend les portefeuilles logiciels et matériels, les bibliothèques cryptographiques, les implémentations du Lightning Network, les services de paiement et les outils d’infrastructure.

L’équipe utilise plusieurs modèles d’intelligence artificielle, dont Kimi K3, modèle ouvert du laboratoire chinois Moonshot AI, et GLM 5.2 de Z.ai. Des modèles américains d’OpenAI et d’Anthropic sont également employés de manière ponctuelle. Selon plusieurs membres de l’équipe, les restrictions imposées par des laboratoires américains sur la recherche en sécurité offensive expliquent le recours privilégié à des modèles chinois.

Calle décrit une confrontation entre plusieurs décennies de code open source, dont la qualité est souvent jugée médiocre, et la puissance des modèles d’IA. Il précise cependant que son constat ne concerne pas le protocole Bitcoin lui-même : Bitcoin Core a fait l’objet en 2025 d’un audit indépendant d’une durée d’environ 100 jours, mené par la société française Quarkslab, sans détection de faille critique.

Les vulnérabilités se concentreraient plutôt dans l’écosystème construit autour de Bitcoin, notamment les portefeuilles, les applications Lightning, les bibliothèques et les services tiers. Le Lightning Network est décrit comme particulièrement complexe et, en moyenne, plus fragile que le reste de l’écosystème, en raison de l’interdépendance de ses nœuds, portefeuilles, watchtowers, services de liquidité et outils de swap.

La Red Team recommande de ne plus utiliser le langage C pour les composants sensibles à la sécurité. Les chercheurs découvriraient régulièrement dans les projets écrits en C des vulnérabilités liées à la mémoire que des langages plus modernes empêchent par construction.

L’intelligence artificielle a réduit le coût de la recherche de vulnérabilités, mais elle augmente aussi la charge des mainteneurs. Calle estime que chaque projet devra disposer à l’avenir de sa propre chaîne d’audit automatisée par IA et avertit que les projets qui ne sont plus activement maintenus sont très probablement compromis.

En deux semaines, l’équipe affirme avoir effectué une première analyse de base de la quasi-totalité de l’écosystème open source public de Bitcoin. Elle aurait recensé près de 8 000 signalements potentiels répartis sur plus de 500 projets, dont environ 1 280 classés critiques ou élevés. Bitcoin.fr rappelle qu’il faut distinguer les signalements des failles effectivement confirmées.

Un cas cité concerne BTCPay Server. Son équipe a corrigé au début du mois d’août une faille critique permettant de contourner l’authentification à deux facteurs, qui était activement exploitée, après un signalement des chercheurs.

La rapidité de réaction varie fortement d’un projet à l’autre. Calle insiste sur l’importance de la divulgation responsable, qui doit laisser aux mainteneurs le temps de corriger les failles avant leur publication.

Cette démarche bénéficie d’un soutien plus large : le Bitcoin Policy Institute et plus de 40 entreprises de l’écosystème Bitcoin et crypto ont demandé aux principaux laboratoires d’IA, dont OpenAI et Anthropic, de fournir aux chercheurs en sécurité un accès contrôlé à leurs modèles les plus avancés. OpenSats a également créé le Red Team Fund afin de financer les coûts d’utilisation des modèles d’IA.

Résumé : La Bitcoin Red Team a identifié près de 8 000 signalements potentiels sur plus de 500 projets en deux semaines, tandis que Bitcoin Core n’a présenté aucune faille critique lors de l’audit indépendant mentionné pour 2025.

La Chine injecte 52 milliards de dollars, mais Bitcoin recule de 1,7 %

D’après BeInCrypto, la Banque populaire de Chine a injecté vendredi un montant net de 348 milliards de yuans, soit environ 51,7 milliards de dollars, dans le système bancaire. Malgré cette injection de liquidité, le cours de Bitcoin a reculé de 1,7 % à 62 605 dollars.

Il s’agissait du premier recours en milieu de mois aux pensions de titres à court terme, ou overnight reverse repos, par la Banque populaire de Chine. Cet outil correspond à un prêt d’un jour accordé par la banque centrale aux banques commerciales, avec remboursement le lendemain matin.

Trois autres journées d’injection sont programmées du 17 au 19 août. Chacune est plafonnée à 600 milliards de yuans, soit environ 88 milliards de dollars. Vendredi, seuls 58 % de ce plafond ont été utilisés.

Le plafond cumulé sur les quatre journées atteint 2,4 billions de yuans. BeInCrypto présente ainsi le dispositif comme un couloir de liquidité plutôt que comme une mesure ponctuelle.

La Banque populaire de Chine a maintenu son taux de prêt de référence à un an à son niveau plancher historique de 3 % depuis mai 2025. La gestion de la liquidité a donc remplacé la baisse des taux directeurs.

Le marché obligataire chinois a réagi avec une baisse du rendement des obligations d’État à 10 ans, tombé à 1,68 %, son plus bas niveau depuis juillet 2025. Aux États-Unis, le rendement des bons du Trésor à 10 ans se situait autour de 4,63 %, soit un écart d’environ 295 points de base.

Le rendement japonais à 10 ans a clôturé à 2,87 % jeudi, restant proche de ses plus hauts pluriannuels. L’article estime que Bitcoin dépend du coût mondial de l’argent et pas uniquement de la liquidité chinoise.

Un précédent est également évoqué. Le 29 juin, la Banque populaire de Chine avait lancé cet outil avec 300 milliards de yuans, soit environ 44 milliards de dollars, et Bitcoin avait perdu 2,26 % pour retomber à 58 504 dollars le lendemain matin.

BeInCrypto souligne cependant que Bitcoin a progressé d’environ 7 % depuis cette opération de juin. Selon l’analyse citée, l’injection actuelle ressemble davantage à un ajustement destiné à lisser la liquidité qu’à un assouplissement monétaire massif.

« La position de gestion de la liquidité ne change pas : la PBOC vise à lisser la liquidité sans inonder le marché »

Le contrôle des capitaux limite la transmission directe de cette liquidité vers les marchés crypto offshore. Les banques chinoises ne peuvent pas transférer leurs réserves vers ces marchés et le trading domestique demeure interdit.

Résumé : La PBOC a injecté environ 51,7 milliards de dollars, mais Bitcoin a reculé de 1,7 %. Les prochaines journées d’injection du 17 au 19 août doivent permettre d’évaluer l’influence éventuelle de cette liquidité sur l’appétit mondial pour le risque.

Capital recommande un investissement crypto limité et régulier

Capital.fr rappelle que l’achat de cryptomonnaies est devenu simple, mais que les risques restent élevés. Les fortes variations de prix, les piratages et les arnaques demeurent au cœur des préoccupations avant tout investissement dans Bitcoin, Ethereum ou Solana.

Sur dix ans, Bitcoin affiche 15 000 % de hausse, mais l’article souligne que les phases de baisse se multiplient depuis plusieurs mois, dans un contexte marqué par les secousses boursières touchant les valeurs technologiques américaines. La volatilité empêche donc de garantir un gain à chaque opération.

Pour acheter et revendre des cryptomonnaies, Capital.fr conseille de privilégier un nombre limité de courtiers dont la sécurité des transactions est reconnue. Binance, Kraken et Bitpanda sont cités pour les investisseurs expérimentés, tandis que Coinbase, Coinhouse et Paymium disposent d’interfaces jugées plus accessibles, avec des frais de courtage plus élevés.

Depuis 2022, il est également possible d’acheter auprès de son courtier habituel des parts de fonds investis dans l’univers des cryptomonnaies. La plupart suivent Bitcoin à travers des instruments financiers, la réplication directe étant encore interdite en Europe ; 21Shares, VanEck et WisdomTree sont cités. D’autres produits, comme ceux de Global X ou de Melanion Capital, ciblent les entreprises développant la technologie Internet utilisée par les cryptomonnaies.

La mise minimale sur une plateforme correspond à quelques dizaines d’euros. Bitcoin est présenté comme le premier actif à mettre en portefeuille, tandis qu’Ethereum et Solana sont évoqués comme des actifs prometteurs à moyen terme, sur une période de 3 à 5 ans.

La stratégie jugée la plus prudente consiste à investir régulièrement, par exemple chaque trimestre. Capital.fr propose de consacrer 50 % de la mise à Bitcoin, puis de répartir le solde sur 3 ou 4 autres cryptomonnaies.

La sécurité des fonds constitue un autre point central. Près de 1,25 milliard d’euros ont été dérobés par des pirates en 2025. Pour les montants importants, l’article recommande de rapatrier les fonds sur un portefeuille déconnecté d’Internet, appelé stockage « à froid », comme ceux de Ledger ou de Trezor.

Ces dispositifs protègent les codes d’accès grâce à une clé USB. La sécurité dépend toutefois de la conservation du mot de passe constitué de 12 mots : en cas de perte, les fonds seraient définitivement inaccessibles.

Les frais d’achat ou de vente mentionnés par Capital.fr vont de 0,10 % chez Binance à 0,50 % chez Coinbase. Les frais de dépôt et de retrait peuvent atteindre 5 euros maximum par virement bancaire, contre 1 à 4 % du montant transféré par carte de paiement.

Sur le plan fiscal, aucun impôt n’est dû tant que les échanges restent réalisés entre cryptomonnaies. En cas de récupération d’euros, la plus-value est soumise à 18,6 % de prélèvements sociaux, auxquels s’ajoute, au choix, l’impôt sur le revenu ou une taxe forfaitaire de 12,8 %. Les ventes inférieures à 305 euros par an ne sont pas imposées.

Résumé : Capital.fr privilégie une approche progressive, avec des investissements réguliers, une diversification entre Bitcoin et 3 ou 4 autres cryptomonnaies, ainsi qu’un stockage à froid pour les montants importants.

Un bug de Replace-by-Fee engloutit 1,6 BTC en frais

Selon Android MT, un utilisateur de Bitcoin a perdu 1,6 BTC en frais sans qu’aucun transfert ne parvienne à un destinataire. L’incident, publié le 15 août 2026, représenterait environ 103 000 dollars, soit approximativement 95 000 euros au cours du moment.

Les données consultables sur l’explorateur Mempool.space confirment que la totalité du solde a été absorbée par les frais des mineurs. Pour une transaction classique, ces frais ne représentent généralement qu’une fraction limitée du montant transféré.

D’après les calculs relayés sur X par le bitcoiner brésilien Cauê Oliveira, les frais auraient dépassé 39 000 fois le montant habituel pour ce type d’opération. La transaction a finalement été confirmée après 29 minutes, mais l’intégralité des bitcoins engagés avait alors été consommée.

L’analyse citée met en cause un bug du mécanisme Replace-by-Fee, ou RBF. Cette fonction permet normalement de remplacer une transaction en attente dans le mempool par une version identique assortie de frais plus élevés, afin d’accélérer sa confirmation lorsque le réseau est congestionné.

Dans le cas décrit, le RBF se serait activé de manière anormale et aurait augmenté automatiquement les frais jusqu’à consommer la totalité des fonds disponibles. Android MT présente cet événement comme un dysfonctionnement rare, mais révélateur des risques techniques liés à certains outils de gestion des transactions.

Les points de vigilance retenus par l’article sont les suivants :

Android MT précise que ce type de risque ne concerne pas uniquement Bitcoin. Sur Ethereum, des erreurs de configuration du slippage lors d’échanges peuvent également entraîner la perte complète des fonds engagés.

Résumé : Une transaction de 1,6 BTC a été entièrement absorbée par des frais, estimés à environ 103 000 dollars et supérieurs à 39 000 fois le montant habituel, après un dysfonctionnement présumé du mécanisme RBF.

Bitcoin recule avant une audience publique de la SEC

ABC Bourse, citant Agefi-Dow Jones et les données de CoinMarketCap, indique que Bitcoin et les principales cryptomonnaies reculaient vendredi avant une audience publique de la Securities and Exchange Commission consacrée aux crypto-actifs. Vers 11h, Bitcoin cédait 1,4 % sur 24 heures, à 62.841 dollars.

Les ETF américains adossés à Bitcoin ont enregistré jeudi 131,1 millions de dollars de retraits nets. Sur la semaine en cours, la décollecte atteint 332 millions de dollars, après une collecte positive de 854 millions de dollars au cours de la première semaine d’août, selon SoSoValue.

La cryptomonnaie a peu réagi à la baisse des anticipations de hausse des taux américains, intervenue après la publication de chiffres d’inflation rassurants pour le mois de juillet. L’attention du marché s’est donc tournée vers la réunion de la SEC.

Le régulateur américain devait tenir vendredi à partir de 16h, heure de Paris, une réunion publique sur le projet de règlement intitulé « Regulation Crypto Assets ». Le texte devrait préciser la doctrine de la SEC concernant l’émission de jetons, les levées de fonds et les dérogations applicables aux crypto-actifs par rapport aux autres instruments financiers.

ABC Bourse présente cette initiative comme la première fois que l’autorité entreprend d’écrire une règle propre aux crypto-actifs, plutôt que d’appliquer au cas par cas un droit boursier conçu dans les années 1930. L’analyste Julien Cavalié, de CrypCool, appelle toutefois à éviter un enthousiasme excessif.

Selon lui, une consultation de ce type dure généralement 2 à 3 mois, avant une phase de réécriture. Une adoption définitive ne devrait pas intervenir avant 2027.

L’initiative de la SEC ne remplace pas le projet de loi américain sur les cryptomonnaies, le Clarity Act. Celui-ci divise républicains et démocrates et doit faire l’objet d’un vote de procédure au Sénat à la mi-septembre.

ActifÉvolution sur 24 heuresCours
Bitcoin-1,4 %62.841 dollars
Ether-0,7 %1.875 dollars
XRP-0,6 %1 dollar
BNB-1 %607,6 dollars
Solana-0,5 %75,7 dollars

Résumé : Bitcoin reculait à 62.841 dollars avant l’audience publique de la SEC. Les ETF Bitcoin américains ont enregistré 131,1 millions de dollars de retraits nets jeudi, tandis qu’une éventuelle adoption définitive du projet « Regulation Crypto Assets » ne serait pas attendue avant 2027.