Bitcoin : rendements, effet de levier et risques au cœur de l’actualité crypto

Autor: Rédaction Crypto Revue

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Kategorie: Nouvelles

Zusammenfassung: Le Bitcoin offre des rendements externes, mais ces produits comportent des risques élevés, tandis que le levier sur les altcoins et les vols de cryptomonnaies inquiètent.

Bitcoin entre rendement, effet de levier et nouveaux risques : la revue de presse crypto

Sept plateformes proposent désormais un rendement sur le Bitcoin

Source : Cryptoast. Le Bitcoin ne rémunère pas nativement sa simple détention, contrairement aux blockchains fonctionnant en Proof of Stake. Cryptoast recense néanmoins sept plateformes et protocoles permettant de générer un rendement sur des BTC grâce au lending, au staking via Babylon ou à des stratégies de finance décentralisée.

Les taux relevés le 8 septembre 2026 varient fortement selon le mécanisme utilisé, la durée d’immobilisation des fonds et le niveau de risque. L’offre Blockchain.com Earn affiche actuellement 3,15 % (APY), mais ce taux promotionnel est valable pendant 12 mois jusqu’au 19 septembre 2026 avant de revenir à 0,65 % en taux de base. Blockchain.com Wealth propose 3 % (APY) sans période de blocage aux détenteurs de plus de 100 000 € en cryptomonnaies, sur candidature.

Plateforme ou protocoleRendement indiquéModalités principales
MeriaJusqu’à 2 % (APR)Blocage de 30 jours ; intérêts crédités 5 à 10 jours après cette période
OKX0,43 % (APY)Durée flexible ; gains calculés et distribués chaque jour
Blockchain.com Earn3,15 % (APY)Taux promotionnel valable jusqu’au 19 septembre 2026, puis 0,65 % en taux de base
Blockchain.com Wealth3 % (APY)Plus de 100 000 € en cryptomonnaies ; sans période de blocage ; accès sur candidature
Kraken Bitcoin Vault1,06 % (APY)Retrait possible à tout moment, avec des fonds disponibles sous 3 jours
Bybit EUEntre 0,30 et 1,20 % (APR)Durée flexible ou fixe ; versement sous 48 heures en durée flexible
BabylonEntre 0,04 et 0,55 % (APR)Récompenses versées en token BABY ; risque de slashing
Lombard0,12 % (APY)Rachat du LBTC en Bitcoin natif sous 10 jours

Meria prête les BTC à des emprunteurs par l’intermédiaire de KeyRock. Les intérêts sont soumis à des frais de 10 %, mais le rendement affiché est présenté comme net de frais. OKX s’appuie sur Babylon pour utiliser les BTC dans la sécurisation de blockchains en Proof of Stake, tandis que les gains sont distribués quotidiennement dans le cadre d’une offre flexible.

Kraken déploie les BTC du Bitcoin Vault on-chain dans des activités de lending. Le produit est toutefois non régulé, proposé par Payward Wallet LLC et non couvert par les licences de Kraken. Bybit EU indique pour sa part que son Rewards Service n’est pas un produit réglementé au titre du règlement MiCA et précise que la propriété des BTC est transférée à Bybit EU, l’utilisateur ne conservant qu’une créance contractuelle.

Babylon permet de conserver la propriété des BTC et de les laisser dans le wallet de l’utilisateur, mais les récompenses sont versées en BABY et non en BTC. Lombard remet un LBTC en échange des BTC déposés ; cet actif peut ensuite être utilisé comme collatéral sur Aave, Morpho ou Spark, avec un délai de rachat de 10 jours.

Infobox — À retenir : Bitcoin ne possède pas de staking natif. Les rendements proposés reposent sur des mécanismes externes, avec des risques de contrepartie, de liquidité, de réglementation et de perte totale du capital.

Le marché spot de Bitcoin masque une montée du levier sur les altcoins

Source : Yahoo Finance France. Le 6 septembre, l’intérêt ouvert sur les contrats perpétuels des altcoins a dépassé celui de Bitcoin, selon les données de Coinalyze. Yahoo Finance France présente ce mouvement comme le premier renversement de ce type depuis décembre 2024.

Cette évolution intervient alors que la progression de Bitcoin reste principalement soutenue par la demande au comptant plutôt que par un effet de levier sur les altcoins. Michael Bucella, cofondateur et Managing Partner de Neoclassic Capital, estime que le mouvement initial provenait du rachat de positions vendeuses, avant que la demande spot et l’augmentation du skew des options call ne prennent le relais.

Zcash constitue le principal moteur de la modification observée sur les marchés dérivés. Le carnet de produits dérivés de ZEC a atteint un sommet historique proche de 2,4 milliards de dollars pendant la hausse record du token sur la décennie, tandis que les vendeurs à découvert ont absorbé environ 34 millions de dollars de liquidations forcées.

La demande potentielle autour de Zcash est également alimentée par la demande de Grayscale visant à convertir son trust ZEC en ETF spot. Ether et les tokens liés à la nouvelle blockchain de Robinhood ont aussi surperformé, tandis que Pons, une plateforme de lancement de meme coins construite sur cette blockchain, a accompagné une nouvelle vague de lancements.

« Je ne dis pas que ce mouvement n’est pas durable. Je dis simplement qu’il faut avancer avec beaucoup de prudence. » — Michael Bucella, cité par Yahoo Finance France.

Selon l’analyse rapportée, cette accumulation rappelle la situation d’octobre 2025, avant une liquidation généralisée des marchés. L’intérêt pour Bitcoin soutenu par les ETF a résisté malgré une courte série de sorties à la fin du mois d’août, mais la question demeure de savoir si le levier accumulé sur les altcoins se résorbera calmement d’ici la fin de septembre.

Infobox — À retenir : La hausse de Bitcoin est décrite comme relativement saine car elle est portée par les achats au comptant, mais l’effet de levier sur les altcoins atteint des niveaux jugés préoccupants, notamment autour de Zcash.

Vol de plus de 4 100 bitcoins : Malone Lam plaide coupable

Source : CNews. Le Singapourien Malone Lam, âgé de 22 ans, a plaidé coupable mardi 8 septembre 2026 devant un tribunal fédéral de Washington dans l’un des plus importants vols de cryptomonnaies recensés aux États-Unis. Il est poursuivi pour sa participation à une conspiration criminelle organisée au titre de la loi américaine RICO.

L’affaire aurait commencé le 18 août 2024 par un appel téléphonique adressé à un investisseur de Washington. Deux personnes se seraient présentées comme des représentants de Google et de Gemini, la plateforme d’échange de cryptomonnaies fondée par les frères Winklevoss, en évoquant une menace informatique et la nécessité de sécuriser les comptes.

D’après les procureurs, la victime aurait ensuite donné accès à son Google Drive ainsi qu’à ses codes de sécurité. Plus de 4 100 bitcoins auraient alors disparu de ses portefeuilles numériques, pour une valeur supérieure à 245 millions de dollars au cours de l’époque.

CNews décrit cette méthode comme une forme d’« ingénierie sociale », fondée non pas sur le forçage technique d’une machine, mais sur la manipulation de la victime. L’urgence, la confiance et la peur auraient été utilisées pour obtenir les informations nécessaires au transfert des actifs.

Le ministère de la Justice présente Malone Lam comme le meneur d’un réseau international formé par des connexions établies sur des plateformes de jeux vidéo. Le réseau aurait été spécialisé dans le vol et le blanchiment de cryptomonnaies.

Une fois les fonds blanchis, l’argent aurait servi à financer des villas louées à Miami et dans les Hamptons, des jets privés, des agents de sécurité, des montres de collection et des voitures de sport. Malone Lam aurait notamment dépensé 569 000 dollars en une seule soirée dans une boîte de nuit de Los Angeles et aurait acheté plus de trente voitures haut de gamme, dont des Ferrari, Lamborghini et Porsche personnalisées.

Dix-huit personnes ont été inculpées dans ce dossier, et Malone Lam est le onzième à avoir plaidé coupable. Sa peine n’a pas encore été fixée, mais il encourt jusqu’à 20 ans de prison.

Infobox — À retenir : L’affaire repose sur une opération d’ingénierie sociale ayant permis le vol de plus de 4 100 bitcoins, évalués à plus de 245 millions de dollars au cours de l’époque. Malone Lam encourt jusqu’à 20 ans de prison.

Scott Bessent revendique un avantage face aux traders pariant contre le yen

Source : Journal du Coin. Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a averti les traders qui misent contre les interventions destinées à soutenir le yen japonais. Il affirme disposer d’une information « asymétrique » et déclare désormais « tenir la banque » face aux spéculateurs.

« J’ai une information asymétrique. […] Et désormais, c’est moi qui tiens la banque. » — Scott Bessent, cité par le Journal du Coin.

Cette déclaration intervient après une rare intervention coordonnée des États-Unis et du Japon en faveur du yen. Scott Bessent affirme que ses échanges avec le gouvernement japonais et la Banque du Japon lui permettent de mieux connaître leurs intentions que les traders.

Depuis le 9 septembre, certaines opérations de rachat de titres à long terme du Trésor américain peuvent atteindre au moins 4 milliards de dollars, contre 2 milliards auparavant. Cette mesure doit rester applicable jusqu’au prochain refinancement trimestriel, prévu le 4 novembre. Le montant de 8 milliards de dollars évoqué par certains traders constitue une anticipation et non une décision officielle.

Les rachats permettent au Trésor de retirer du marché certains titres anciens et moins liquides tout en continuant à émettre de nouvelles obligations pour financer l’État. Ils peuvent réduire les tensions sur les rendements, mais ne correspondent pas à une création monétaire comparable aux achats d’actifs de la Réserve fédérale.

Bitcoin a progressé d’environ 20 % après l’annonce initiale d’août avant de retrouver la zone des 80 000 dollars. Le Journal du Coin souligne toutefois que cette proximité temporelle ne suffit pas à établir un lien de causalité, les flux vers les ETF, les anticipations de taux et l’évolution du dollar participant également au mouvement.

Le Trésor exerce aussi une influence directe sur le secteur crypto par la mise en œuvre du GENIUS Act. Celui-ci impose aux émetteurs de stablecoins de conserver des réserves liquides, notamment en dollars et en titres publics à court terme, ce qui pourrait soutenir la demande de bons du Trésor.

Infobox — À retenir : Les rachats de dette peuvent soutenir la liquidité du marché obligataire, mais ils ne constituent pas automatiquement une nouvelle vague de liquidités ni une garantie de hausse pour Bitcoin.

La preuve de travail de Bitcoin au cœur d’une réflexion éthique

Source : Bitcoin.fr. Le site relaie une intervention de Damien Theillier consacrée à Bitcoin, au « Bœuf » et à l’éthique de la preuve de travail. Cette intervention a été prononcée le 31 janvier 2026 lors de la conférence BCE#1, organisée par l’association BIP-21.

La publication de Bitcoin.fr présente cette intervention dans la rubrique consacrée à la compréhension de Bitcoin et au fonctionnement du minage. Le contenu disponible ne fournit pas d’autres données chiffrées ou éléments détaillés sur les arguments développés lors de la conférence.

Infobox — À retenir : Bitcoin.fr signale une intervention de Damien Theillier, tenue le 31 janvier 2026 lors de BCE#1, autour de l’éthique associée à la preuve de travail.

Le bear market comme révélateur des usages et des acteurs crypto

Source : The Conversation. Après un record à plus de 126 000 dollars, soit environ 108 500 euros, en octobre 2025, Bitcoin a perdu plus de la moitié de sa valeur au premier semestre 2026. The Conversation décrit cette phase prolongée de baisse comme un bear market, c’est-à-dire une période durant laquelle les prix reculent durablement après un sommet.

La baisse ne remet pas seulement en question la valeur des cryptomonnaies. Elle conduit également les investisseurs à réexaminer les promesses associées à Bitcoin et à la finance décentralisée, notamment celles d’un moyen de paiement électronique, d’une réserve de valeur comparable à un « or numérique » et de nouveaux usages de la blockchain.

Une correction correspond conventionnellement à une baisse d’au moins 10 % depuis un sommet récent, tandis qu’une baisse de 20 % ou davantage est généralement qualifiée de bear market. The Conversation précise que ces seuils sont des conventions utilisées par les professionnels des marchés et non des frontières économiques précises.

L’endettement peut amplifier les mouvements de baisse. Lorsque les prix reculent fortement, des positions sont automatiquement liquidées, ce qui provoque de nouvelles ventes et accentue la pression sur les cours.

L’article revient également sur le « crypto-hiver » de 2022. Aux États-Unis, la Réserve fédérale a relevé son principal taux directeur de 0-0,25 % à 4,25-4,50 % au cours de l’année. En mai, TerraUSD, un stablecoin censé maintenir sa parité avec le dollar, s’est effondré, puis FTX a fait faillite en novembre.

Sur l’ensemble de l’année 2022, le marché des cryptoactifs a perdu 60 % de sa valorisation et Bitcoin 66 % de sa valeur. L’effondrement de Terra/Luna a été suivi par les difficultés ou les défaillances de Three Arrows Capital, Celsius, BlockFi, puis FTX.

The Conversation souligne cependant que certains usages ont résisté. Les stablecoins ont continué à être utilisés pour échanger des cryptoactifs ainsi que pour soutenir les opérations de prêt et d’emprunt dans la finance décentralisée. Leur part dans la capitalisation totale du marché des cryptoactifs est passée d’environ 7 % à près de 20 % en 2022.

L’article observe que Bitcoin reste peu utilisé comme moyen de paiement, tandis que les stablecoins ont trouvé une fonction plus concrète au sein de l’écosystème crypto. Le bear market agit ainsi comme un filtre, en révélant les acteurs et les usages capables de résister lorsque l’optimisme disparaît.

La réglementation évolue également. En janvier 2024, les autorités américaines ont autorisé onze produits financiers permettant une exposition directe à Bitcoin, notamment ceux de BlackRock et Fidelity. En Europe, le règlement MiCA impose depuis la fin de la période transitoire, le 1er juillet 2026, une autorisation conforme aux plateformes souhaitant proposer leurs services dans l’Union européenne.

Infobox — À retenir : Le bear market est présenté comme un test des promesses, des modèles économiques et des usages crypto. Les seuils de 10 % pour une correction et de 20 % pour un bear market restent des conventions, tandis que les stablecoins font partie des usages ayant le mieux résisté à la baisse de 2022.